Les vertèbres:

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De haut en bas : 7 cervicales + 12 dorsales + 5 lombaires + 5 sacrées + 1 coccyx

La colonne vertébrale est la charpente du corps il est donc très important de lui apporter un maximum d’attention.

Chaque vertèbre sauf l’atlas comprend un corps, un trou longitudinal par lequel passe la moelle épinière d’où sortent à chaque étage deux nerfs qui vont sortir du canal rachidien par deux trous latéraux, deux articulations.

 

Cervicales :

Sept vertèbres cervicales, dont les deux premières : l’ATLAS et l’AXIS.

Les cervicales sont particulièrement fragiles et sujettes à des traumatismes.

Le traumatisme principal est ce qu’on appelle le “ coup du lapin ” qui a lieu généralement en voiture. La plupart du temps la personne va porter une minerve pendant quelques temps, jusqu’à ce que les douleurs s’apaisent et dans ce cas là on va penser que c’est fini. Malheureusement si ce n’est pas remis en place correctement, c’est bien des années plus tard que l’on verra apparaître l’arthrose cervicale avec des becs de perroquets et leur lot de douleurs locales ou à distances : migraines, céphalées, névralgies faciales, périarthrite d’épaule, vertiges, rotation difficile de la tête, impression d’avoir du sable dans les vertèbres tellement ça grince quand on la tourne, etc…

Les cervicales se travaillent en position assise ou couchée, je préfère cette dernière position pour le confort qu’elle apporte au praticien. Je demande au patient de se mettre assez bas sur la table afin d'avoir assez de place pour que mes avant-bras puissent être bien à plat et bien détendus. Ainsi je n’ai plus d’effort à fournir dans mes bras et je peux ainsi mieux me concentrer sur mes doigts. 

Dans le travaille sur les cervicales comme en crânien, comme la tête du praticien est presque au-dessus de celle du patient il faut prendre garde à qu’il ne reçoive pas le souffle sur son visage, c’est très désagréable pour lui.

 

La première cervicale en torsion peut comprimer et boucher la trompe d'Eustache d'où problème d'oreilles: otites, surdité.

 

exemples des conséquences d’une lésion C0-C1-C2 

Une bonne partie des sciatiques 

Bien des problèmes de circulation des jambes 

Douleurs dans les pieds 

La peau des cuisses et ou des mollets comme anesthésiée et douloureuse à la fois. 

Bien des périarthrites de l’épaule. 

Douleurs dans les bras ou les mains, canal carpien. 

Difficultés respiratoires. 

Otites

Angines

Problèmes digestifs. 

Maux de tête. Migraines et céphalées.

La plupart des vertiges

Sinusites. 

Rhume des foins et bien des allergies rhino-pharyngées. 

Yeux douloureux. 

Tension générale dans tout le corps. 

Névralgie d’Arnold

Certaines surdités.

Et bien d’autres encore que je découvre régulièrement.

 

 

 

Je dois mentionner ici l’os hyoïde qui se trouve devant la 3ème cervicale et qui peut subir des traumatismes. Je le vérifie par rapport à la vertèbre et éventuellement par rapport au sphénoïde et au temporal. C’est très facile à remettre en place, mais ses déplacements sont parfois étonnants.

 

Comment travailler les vertèbres : 

 

Le travaille des cervicales est très fin et demande beaucoup de concentration.

 Les doigts vont agir de la même façon pour toutes les vertèbres.

 Il s’agit de comparer le mouvement relatif des vertèbres deux à deux.

Pour cela les pouces vont symboliser l’une des vertèbres et les majeurs l’autre, ensuite il suffit de laisser aller et attendre que le mouvement s’harmonise.

On va concentrer son attention sur une des deux vertèbres, l’autre servira de point fixe autour duquel la première va s’harmoniser.

On peut aussi prendre “ virtuellement ” une vertèbre entre les doigts d’une main et l’autre vertèbre entre les doigts de l’autre main et on va examiner le mouvement relatif entre les deux mains.

Chacune de ces deux manières de faire a ses avantages, on peut les combiner les deux pour arriver à un résultat plus affiné.

Bien des enfants qui ont déjà eu l’occasion d’être manipulés violemment à ce niveau, ont des souvenirs désagréables, ils ont très peur, ils ne veulent même pas venir sur la table. Alors je les laissent dans les bras de leurs parents et je prends simplement contact une seconde avec leur cou et ensuite je travaille sur ma table comme s’ils y étaient vraiment, il n’y a pas de différence, ça marche aussi bien et la fois d’après s’il y a besoin ils n’ont plus peur.

 

 

 

Dorsales :

Nous avons 12 vertèbres dorsales, chacune porte une paire de côtes, ces vertèbres sont très mobiles et sujettes à bien des problèmes. C’est une zone importante de compensation, si le bassin ou le sacrum ne sont pas bien droit les dorsales auront fort à faire pour compenser et maintenir la verticalité. Elles sont également fragiles aux chocs surtout dans l’enfance où les chocs sont enrégistrés sans forcément laisser de douleur apparente et beaucoup plus tard des problèmes apparaissent relatifs à ces vertèbres déplacées dans l’enfance.

Plus j’acquiers de l’expérience plus je suis interloqué par les vertèbres dorsales, dont les lésions entraînent des conséquences impossibles à répertorier tellement elles sont nombreuses et avec des répercutions sur tout le corps. 

Voici quelques exemples : 

Douleurs dans les jambes : hypersensibilité de la peau ou le contraire, la peau est comme anesthésiée, sciatiques, cruralgies, jambes lourdes, varices, mauvaise circulation, faiblesses des jambes.

Problèmes digestifs, aussi bien de l’intestin que de l’estomac. 

Douleurs dorsales bien entendu, avec scoliose, cyphose. 

Lombalgies

Les Sheuiermann, (inflammation douloureuse d’une ou plusieurs vertèbres chez les adolescents avec début d’atteinte du cartilage intersticiel.) pris assez tôt ce problème disparaît en une seule séance. 

Douleurs d’épaule, de bras, de poignet, de main, périarthrite d’épaule, Dupuytren ou canal carpien, mauvaise circulation dans les bras. 

Maux de tête, torticolis, douleurs de nuque, vertiges.

J’ai même eu des cas où le fait de remettre en place une ou plusieurs dorsales améliorait la vue. Bien sûr les dorsales sont responsables d’une grande partie des problèmes respiratoires, de la plupart des douleurs intercostales. Certains problèmes de cœur. Les premières agissent sur toute la gorge, la thyroïde, les cordes vocales. Bien des asthmes viennent d’un problème des 3 premières dorsales et 3 premières côtes, généralement à gauche ! !. Je ne citerais pas les répercutions indirectes et à long terme mais la qualité du sang, par exemple, dépend en grande partie du bon état de ces vertèbres. 

Les vertèbres dorsales demandent vraiment une attention particulière, une bonne application du “ point zéro ”, on peut facilement passer à côté d’une lésion si profonde qu’elle ne se révèle pas tout de suite. Losqu’on tombe sur une vertèbre très lésée, il faudra attendre un bon moment avant qu’elle manifeste des réactions, celles-ci peuvent être de tous ordre : moitié du visage qui se paralyse pendant un instant, chaleur bizare dans tout le corps, sensation étranges dans les jambes ou les bras, etc… 

Placement des doigts : 

De la même façon que pour les cervicales, se reporter au paragraphe. 

 

 

Examen du dos:

Le diagnostique visuel et palpatoire des vertèbres dorsales est très utile et indispensable dans certains cas.

Pour cela, au début, il faut palper plusieurs dos et les comparer, on va évaluer et comparer l’espace entre chaque épineuse, la tension du ligament sus-épineux, l’alignement des épineuses.

On doit trouver des espaces réguliers et un ligament sus-épineux relativement souple et pas du tout douloureux à la pression.

Si une vertèbre ou un espace intervertébral est douloureux à la pression, cela signifie problème. On va trouver chez des adultes quelquefois un espace restreint entre deux vertèbres et l’espace inférieur plus grand ou l’inverse, le plus souvent quand on a ce genre d’aspect, cela signifie qu’il y a eu un traumatisme vertébral pendant l’enfance et que ces vertèbres n’ont pas pu faire leur croissance normalement. On va pouvoir soulager cette zone mais on pourra rarement ramener les espaces à la normale. La croissance s’est faite sur des vertèbres déplacées donc de façon irrégulière, à la radio on trouvera un corps vertébral trapézoïdal. 

On peut trouver également des épineuses qui s’écarte latéralement de l’axe de la colonne, sur ce genre de problème chez un adulte c’est la même chose qu’au paragraphe précédent.

Chez les enfants ou adolescent ce genre d’irrégularité se corrige très bien.

Chez eux il est bon de les voir régulièrement une fois par an pour remettre tous les déplacements qu’ils se seront fait dans l’année, c’est très facile et cela évitera des problèmes beaucoup plus tard. En général les vertèbres lésées sont douloureuses à la pression.

Les enfants et les adolescents font souvent des chutes ou reçoivent des chocs qui marquent la colonne, cela peut être le point de départ d’une scoliose. Quand on m’amène l’un d’eux, j’examine bien leur dos, la régularité des muscles paravertébraux, je leur fait faire le dos rond et je note toutes les irrégularités. Ensuite je les fais asseoir devant moi, le dos nu et je travaille chaque vertèbre jusqu’à ce que je retrouve un dos régulier, droit et des muscles paravertébraux bien rectilignes. En général la scoliose disparaît. A ce sujet voir le paragraphe sur les sacro-iliaques.

 

Il est bon de préciser une chose importante pour le travaille sur la colonne chez les adultes, si à la palpation on trouve un espace intervertébral très restreint, on a là deux vertèbres collées, à partir de là on va essayer de les décoller, ce qui prendra un certain temps et quelquefois plusieurs séances. Mais on s’apercevra que si on ne s’est pas aperçu physiquement de ceci et que l’on a vérifier énergétiquement seulement, on va passer sur cette vertèbre sans forcément voir qu’elle est bloquée. Une vertèbre collée peut offrir un mouvement presque correct un peu comme si elle voulait nous leurrer pour garder sa lésion. C’est pour cela que la palpation va nous faire découvrir physiquement ce genre de chose auquel à partir de là, on accordera une attention toute particulière pour ne pas se faire leurrer.

 

 

Sur toutes les vertèbres on aura cette aspect de couches superposées, peut-être moins apparent que sur l’atlas.

La façon dont une vertèbre se libère de sa lésion nous renseignera sur l’ancienneté du traumatisme. Jusqu’à 5 ou 7 ans, la vertèbre se dégage avec une certaine fluidité et retrouve très vite son mouvement harmonieux. Au delà de cette ancienneté la vertèbre aura du mal à se dégager, comme si c’était “ rouillé ” et une fois qu’elle est en place il lui faudra un certain temps avant de pouvoir bouger avec fluidité.

 

Les côtes :

On ne peut pas parler des dorsales sans parler des côtes et du sternum.

Chaque vertèbre dorsale porte une paire de côtes. 

Les côtes de la première à la sixième sont reliées directement au sternum.

De la septième à la dixième, c’est un cartilage qui les reçoit et les regroupe avant de se relier au sternum.

Les  onzièmes et douzièmes ont leur extrémités flottantes.

Le sternum est fait de plusieurs parties très soudées entre elles et à l’instar du sacrum, chaque partie garde une liaison cartilagineuse avec la suivante et on trouve facilement des lésion à ce niveau là, surtout au niveau del’angle de Louis, au niveau des deuxièmes côtes. L’Ostéodouce permet très facilement de détecter et de réparer ce genre de problème. Une lésion au niveau de ces articulations intra-sternales peut entraîner des douleurs assez aiguës  et une gène respiratoire. La ceinture de sécurité des voitures dans les chocs frontaux peut provoquer ce genre de lésion.

On vérifiera une par une ces articulations et on réharmonise si besoin est, c’est très simple et très rapide.

La remise en place correcte des côtes pose quelques problèmes à l’ostéopathie classique, pour l’Ostéodouce c’est aussi simple que pour toutes les autres articulations.

On vérifie et on harmonise l’articulation entre la côte et la vertèbre correspondante, puis la même côte par rapport aux côtes adjacentes.

Il y a beaucoup plus de lésions de côtes qu’on ne le pense et elles sont responsables de bien des problèmes souvent difficiles à résoudre si l’on ne sait pas les remettre. Ces lésions peuvent provoquer l’asthme (à ce sujet voir le travail de Mr. GESRET) , des torticolis, des gènes respiratoires, des douleurs d’épaule, des douleurs sous les omoplates, des douleurs qui sont prises pour des douleurs cardiaques, des douleurs dans les bras, des douleurs lombaires et toutes les douleurs de la cage thoracique. 

La douleur d’une côte déplacée est terrible, on ne peut plus respirer qu’un tout petit peu, si l’on insiste plus, la douleur est comme un coup de poignard dans la poitrine, couché c’est presque pire, on ne peut plus se tourner dans le lit sans que cela arrache des cris de douleur.

La bosse des “ bossus ” est provoquée par les côtes qui se mettent en inspir d’un côté et en expir de l’autre, la bosse est du côté inspir. Ceci est bien sûr entraîné par une rotation importante des vertèbres correspondantes. (scoliose)

Les côtes lésées se manifestent par une douleur à la pression dans le dos, latéralement à la colonne. Pour avoir plus facilement accès aux côtes entre les omoplates, on demande au patient de croiser les bras sur la poitrine, ainsi les omoplates s’écartent. 

On n’oubliera pas de regarder aussi les articulations avec le sternum, il suffit d’appuyer sur chaque côte et de repèrer celles qui sont douloureuses.

Une côte peut se révèler douloureuse sur une petite partie de sa longueur, on travaillera donc, cette petite partie avec les autres côtes voisines.

 

Le sternum :

 

Il se compose de plusieurs éléments reliés entre eux par un cartilage au niveau de chaque insertion costale.

Le premier segment est le plus souvent lésé par rapport au deuxième, certains appellent cette articulation l’angle de Louis.

Le sternum est particulièrement mis à mal dans les chocs frontaux en voiture par la ceinture de sécurité.

 

Lombaires :

Nous avons 5 vertèbres lombaires.

Il m’est arrivé plusieurs fois de trouver une 6ème lombaire, si cette vertèbre est bien formée, elle se comporte comme une autre, par contre il arrive qu’elle ne soit qu’une ébauche de vertèbre, ce qui pose de réels problèmes.

Conséquences possibles d’une lésion des lombaires : 

Les lombalgies, les sciatiques, les cruralgies, les problèmes de sensibilités des jambes, de fatigue des jambes, les hernies discales. 

Les problèmes de constipation, de maux d’intestin

Bien des problèmes génitaux

Des problèmes respiratoires. 

Je pense que de nombreuses appendicites pourraient être soignées en libérant une vertèbre, en général D11, 12 ou L1 ou une sacro-iliaque.

Le travail sur les lombaires sera semblable aux autres vertèbres, c’est toujours le même principe, on compare une vertèbre à la vertèbre voisine et on attend que le mouvement devienne harmonieux.

Il peut arriver que des patient ai trop mal pour rester assis, dans ce cas je les allonge dans la position qui leur convient le mieux et je travaille leur vertèbres en “ virtuel ” : je fais comme s’ils étaient assis devant moi.

Je travaille toujours les lombaires après m’être assuré que bassin et sacrum sont en bonne place.

Après avoir travaillé les vertèbres les unes par rapport aux autres, je m’assure que les 5ème et 4ème sont bien équilibrées par rapport aux iliaques. Je travaille une vertèbre après l’autre de cette façon : les pouces sont l’épineuse de la vertèbre, les doigts sont respectivement l’iliaque droit et l’iliaque gauche et j’attends que l’ensemble forme un triangle isocèle dont le sommet est l’épineuse et les iliaque de chaque côté de la base, quand la vertèbre est bien libre on la sent bien osciller de haut en bas avec un beau mouvement fluide.

 

 

 

Les hernies discales : 

 

Tant qu’il n’y a pas eu d’intervention chirurgicale, les hernies discales sont en général récupérables sauf dans certains cas où l’hernie est “ étranglée ” et ou on ne peut plus faire grand’chose, il faut une intervention chirurgicale.  Il y a deux raisons pour provoquer une hernie discale, soit les plateaux vertébraux sont trop rapprochés et écrasent le disque, soit ils sont inclinés l’un par rapport à l’autre et le disque est chassé du côté le plus ouvert. 

Causes de plateaux trop rapprochés : il y a eu une rotation d’une vertèbre par rapport à l’autre et les ligaments reliant ces deux vertèbres sont devenus obliques et entraînent un raccourcissement de la distance entre les deux plateaux. Le disque, qui n’est qu’une chambre souple remplie de liquide, est écrasé et doit trouver un endroit pour s’échapper. Cela va entraîner la formation d’une bulle ou hernie sur le côté de la vertèbre. Une hernie discale qui s’échappe autour du corps de la vertèbre mais en dehors du canal médullaire est pratiquement sans conséquence. Mais, si elle s’échappe vers l’intérieur du canal, elle va comprimer la moelle épinière et ou les nerfs et causer toutes sortes de problèmes de type sciatique, paralysie, insensibilité d’une partie de la peau de la jambe etc. Dans le cas où les plateaux sont inclinés l’un par rapport à l’autre, les conséquences sont les mêmes que dans le cas précédent. Si les plateaux ne sont pas parallèles c’est que l’une des vertèbres ou les deux sont déplacées, il suffit dans les deux cas de replacer les vertèbres et la hernie disparaît très vite. Cela peut venir aussi d’un sacrum tordu, ce qui fait que la 5ème lombaire ne repose plus sur une base droite mais inclinée, elle va devoir compenser pour maintenir la verticalité par une rotation et inclinaison, les surfaces du corps vertébral de la 5ème et du sacrum ne seront plus parallèles.

 

 

Les énergies en ostéophatie